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Découvrez les photos prises en septembre 2008.
Bien plus qu’une simple friche industrielle, ce site chargé d’histoire(s) a vu passer non seulement des générations d’ouvriers, mais aussi leur famille, constituant ainsi une société pouvant pratiquement fonctionner en autarcie. Des vies au service d’une ville dans la ville.
Aujourd’hui, bien que vidé de ses occupants, ce lieu n’a pas perdu de sa consistance.
Véritable sanctuaire des manufactures textiles, il nous délivre des richesses tant par la diversité des bâtiments et des fonctions, les agencements et les modénatures, que par les ambiances, les échelles spaciales et les degrés de conservation.
Paradoxalement, le temps semble s’y être arrêté, mais il joue cependant contre nous. Relativement bien préservé des dégradations volontaires, l’ombre de la destruction plane sur l’usine.
Pourtant les avis sont unanimes, on ne peut aveuglément faire table rase du passé ! La vallée en est marquée depuis 150 ans, dans les chaires et dans la terre…
Pendant encore combien de temps l’horloge trônera elle fièrement au dessus des vestiges de l’usine B ?
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Posted mai 7th, 2009. 2 comments
3615 des p’tits gars qui n’en veulent

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Découvrez les photos prises en août 2008.
1er passage dans ce lieu.
Bien plus qu’une simple friche industrielle, ce site chargé d’histoire(s) a vu passer non seulement des générations d’ouvriers, mais aussi leur famille, constituant ainsi une société pouvant pratiquement fonctionner en autarcie. Des vies au service d’une ville dans la ville.
Aujourd’hui, bien que vidé de ses occupants, ce lieu n’a pas perdu de sa consistance.
Véritable sanctuaire des manufactures textiles, il nous délivre des richesses tant par la diversité des bâtiments et des fonctions, les agencements et les modénatures, que par les ambiances, les échelles spaciales et les degrés de conservation.
Paradoxalement, le temps semble s’y être arrêté, mais il joue cependant contre nous. Relativement bien préservé des dégradations volontaires, l’ombre de la destruction plane sur l’usine.
Pourtant les avis sont unanimes, on ne peut aveuglément faire table rase du passé ! La vallée en est marquée depuis 150 ans, dans les chaires et dans la terre…
Pendant encore combien de temps l’horloge trônera elle fièrement au dessus des vestiges de l’usine B ?
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Du côté de la SMUTOR:
Jero-Lanarius / Manu-Manouch / Thomas-Michel
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Posted février 6th, 2009. 8 comments
Dans la vision de Jerome, ses points de vue, ses cadrages, il y a ce que l’on n’a pas su voir. Les traitements souvent sobres mais efficaces, mettent d’autant plus en avant des perspectives dynamiques et/ou des compositions graphiques, au service d’une lecture totalement seyante au sujet.
Extrait de sa série à l’occasion de la sortie de la SMUTOR au chai:
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L’oeil implacable de Manu capte la lumière, et ses compositions sont calibrées pour la restituer. Pour la magnifier, le choix des supports n’est pas laissé au hasard: le grain, la matière et la couleur sont les touches ultimes. Bravo aussi pour la dimension supplémentaire apportée par le choix des titres…
Extrait de sa série à l’occasion de la sortie de la SMUTOR au chai:
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Ce qui caratérise pour moi le travail de Thomas est une aisance entre les photos maitrisées, comme ce qui suit, et les détails pris avec décalage et pertinence. Incontestablement une polyvalence sur le sujets traités, avec cette Michel’s touch !
Extrait de sa série à l’occasion de la sortie de la SMUTOR au chai:
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Posted février 4th, 2009. 2 comments
Le chai à vin est inauguré en 1950.
L’architecte PM. Lefebvre lui offre une facture relativement moderne pour l’époque. Un esthétisme qui lui vaudra tous les superlatifs : “nouveau”, “le plus grand d’Europe”, “une conception d’avant-garde”… directement influencé par le courant moderniste.
Construit pour recevoir le “vin en vrac” des pinardiers d’Afrique du Nord et plus spécialement d’Algérie, le chai multipliera les rôles : réception, stockage et rechargement des vins sur les transporteurs reliant la région parisienne (navires, wagons-réservoirs, chalands, camions citernes…).
Une révolution pour l’époque !
On y décompte près de 250 cuves, verrées intérieurement, pour une capacité totale de 100 000 hectolitres.
Le vin transite alors directement des pinardiers vers les cuves via les 42 km d’un réseau de canalisations très développé. L’installation est entièrement automatisée et seulement 22 personnes sont nécessaires à son fonctionnement.
L’activité du chai perdure jusqu’au début des années 70. Rétrocédé au port autonome, il accueille un temps le Bureau de Douanes avant d’être fermé en 1991.
Totalement laissé a l’abandon, il ne faudra qu’une nuit aux pilleurs pour récupérer les 16 km de canalisations en cuivre. L’ensemble des installations sera alors saccagé.
Et depuis ?
Aujourd’hui, le chai à vins est le refuge des rats, des pigeons. L’immersion du niveau inférieur du bâtiment a fragilisé ses fondations, accélérant ainsi la dégradation. Malgré de nouvelle propositions et des projets intéressants : Musée, Palais du délire, lieu d’exposition… Son avenir reste plus qu’incertain.
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Posted janvier 16th, 2009. 10 comments